jeudi 25 février 2010

L’armée israélienne d’occupation kidnappe de nombreux Palestiniens en Cisjordanie


Les forces d’occupation israéliennes ont lancé des raids à l’aube aujourd’hui dans différentes villes de la Cisjordanie et kidnappé 11 Palestiniens.



Les forces d’occupation ont bouclé le passage par le poste de contrôle de Hawara au sud de Naplouse et ont enlevé un ressortissant palestinien et immobilisé des dizaines de véhicules.

Des témoins visuels de Naplouse ont déclaré que les forces israéliennes avaient arrêté un véhicule palestinien, pris les cartes d’identité des passagers et ensuite kidnappé l’un d’entre eux sans donner de motif. Son identité n’est pas connue. Après avoir pris le jeune homme, les soldats israéliens ont réouvert la barrière.

Des sources locales ont fait savoir qu’une force importante des forces d’occupation israéliennes avait attaqué plusieurs autres villes et villages de la Cisjordanie, envahissant plusieurs maisons et enlevant 10 personnes. Ces Palestiniens ont été emmenés vers une destination inconnue.

Les mêmes sources ajoutent que « les forces d’occupation israéliennes ont kidnappé six Palestiniens de Bethléem, deux près de Ramallah, l’une de Jénine et un autre de Tulkarem ».

A Tulkarem, plusieurs véhicules militaires ont pris d’assaut la ville à l’aube et ont attaqué un bâtiment du centre-ville. Ils ont pris un citoyen, tandis qu’était mis en place un checkpoint dans le village de Shufa.

Des témoins ont déclaré que « les soldats israéliens ont encerclé un bâtiment au sud de la ville et ont pris d’assaut la maison d’Omar Blidi, le directeur de Kol Al-Nas [’Tout le monde’], un station radio locale. Ils l’ont enchaîné et l’ont emmené à un endroit inconnu ».

Des témoins ont déclaré que les soldats israéliens ont également mis en place un checkpoint à l’aube aujourd’hui entre Tulkarem et Shufa. Il est resté en place pendant toute la matinée, mais aucun kidnapping n’a été signalé.

À Naplouse, les forces israéliennes ont enlevé un jeune homme au point de contrôle militaire de Hawara alors qu’il était en route hors de la ville.

À Bethléem, les forces d’occupation israéliennes ont encerclé une certain nombre de maisons dans la ville de Doha et ont tiré des grenades assourdissantes. Ils ont ordonné aux habitants de sortir de leurs maisons, avant de kidnapper six jeunes hommes et de les emmener vers une destination inconnue.

L’armée israélienne a affirmé que pendant la rafle de Dheisheh, au sud de Bethléem, plusieurs bombes artisanales avaient été lancées sur des soldats israéliens, mais sans exploser. Les soldats auraient riposté en tirant en l’air, sans provoquer de blessures.

mardi 16 février 2010

lundi 15 février 2010

Israël et le mépris du droit international

Bil’in : Le nouveau tracé du mur permettra aux habitants de récupérer une partie de leurs terres confisquées par la construction de la barrière (tant mieux pour ceux qui vont retrouver une parcelle de ce qui leur appartient. L’eau, spoliée par Israël, suivra-t-elle ? Nous verrons). Ce qui est sûr, c’est que décrire ce fait comme une victoire du droit est mépriser le droit.

Soudaine agitation médiatique autour de l’armée d’Israël qui aurait commencé à exécuter un arrêt de la Haute Cour de Justice de septembre 2007 demandant de modifier le tracé d’un segment du mur érigé en Cisjordanie, près du village de Bil’in. « Nous avons proposé un nouveau tracé de la barrière approuvé par la Cour suprême. Les travaux sont en cours », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de la Défense, Shlomo Dror. Le nouveau tracé permettra à des habitants de Bil’in de récupérer une partie de leurs terres confisquées par la construction de la barrière. Tant mieux pour ceux qui vont retrouver une parcelle de ce qui leur appartient. L’eau, spoliée par Israël, suivra-t-elle ? Nous verrons.

Ce qui est sûr, c’est que décrire ce fait comme une victoire du droit est mépriser le droit. Parce que de ce point de vue, tout est bien clair : ce n’est pas telle ou telle portion du mur qui est illégale, mais le mur dans son ensemble. Et çà, c’est la plus haute juridiction du la planète qui l’a déclaré, la Cour internationale de Justice, dans son avis du 9 juillet 2004 : le mur est implanté en dehors des frontières reconnues d’Israël, et il caractérise une politique d’annexion de territoires par la force armée.

1. Données de fait
1.1. Le mur
Quand Le Nouvel Obs s’intéresse au sujet, il parle « barrière de sécurité ». Rappelons donc quelques faits.

Le 14 avril 2002, le conseil des ministres israélien a adopté une décision prévoyant la construction d’ouvrages formant, selon Israël, une « barrière de sécurité » sur 80 kilomètres dans trois secteurs de la Cisjordanie. Les travaux ont été engagés par trois séries de décisions, en juin, août et décembre 2002, et au final, le 1er octobre 2003, le conseil des ministres a adopté un tracé complet formant une ligne continue qui s’étendant sur une distance de 720 kilomètres le long de la Cisjordanie.

La « barrière de sécurité » qu’a repérée Le Nouvel Obs comprend :

une clôture équipée de détecteurs électroniques ;
un fossé, pouvant atteindre 4 mètres de profondeur ;
une route de patrouille asphaltée à deux voies ;
une route de dépistage, en sable fin, pour repérer toute trace de passage ;
six boudins de barbelés empilés qui marquent le périmètre des installations.

L’ouvrage a une largeur de 50 à 70 mètres, mais peut atteindre 100 mètres à certains endroits. Des barrières dites « avancées » peuvent s’ajouter à ce dispositif.

La longueur prévue du mur est de 703 kilomètres. On estime qu’à la fin des travaux, quelque 60 500 Palestiniens de Cisjordanie de 42 villages et agglomérations vivront dans la zone d’accès réglementé entre le mur et la Ligne verte. Plus de 500 000 Palestiniens vivent à un kilomètre maximum du mur, du côté est, et doivent le traverser pour aller aux champs ou au travail et rester en relation avec leur famille. Le mur se trouve à 80 % en territoire palestinien et, pour englober le bloc de colonies d’Ariel, il s’avance sur 22 kilomètres en Cisjordanie. Dans la zone d’accès réglementé se trouve une bonne partie des ressources en eau les plus précieuses de Cisjordanie (Rapport John Dugard, A/HRC/4/17, 29 janvier 2007, par. 24 et 25).

1.2. Mise en place d’un régime administratif nouveau
La construction du mur s’est accompagnée de la mise sur pied d’un régime administratif nouveau.

Les forces de défense israéliennes ont en effet édicté en octobre 2003 des ordonnances établissant comme « zone fermée » la partie de la Cisjordanie qui se trouve entre la Ligne verte et le mur. Les résidents de cette zone ne peuvent désormais y demeurer et les non-résidents, y accéder, que s’ils sont porteurs d’un permis ou d’une carte d’identité délivrés par les autorités israéliennes. Selon le rapport du Secrétaire général, la plupart des résidents ont reçu des permis pour une durée limitée. Les citoyens israéliens, les résidents permanents en Israël et les personnes admises à immigrer en Israël en vertu de la loi du retour peuvent demeurer dans la zone fermée, s’y déplacer librement et en sortir sans avoir besoin de permis. L’entrée et la sortie de la zone fermée ne peuvent être opérées que par des portes d’accès qui sont ouvertes peu fréquemment et pour de courtes durées (CIJ, par. 85).

La construction du mur a entraîné la destruction ou la réquisition de propriétés dans des conditions contraires aux prescriptions des articles 46 et 52 du règlement de La Haye de 1907 et de l’article 53 de la quatrième convention de Genève (CIJ, par. 130).

1.3. Conséquences économiques et sociales
Cette construction, la création d’une zone fermée entre la Ligne verte et le mur, et la constitution d’enclaves ont par ailleurs apporté des restrictions importantes à la liberté de circulation des habitants du territoire palestinien occupé, à l’exception des ressortissants israéliens et assimilés » ( Rapport John Dugard, E/CN.4/2004/6, 8 septembre 2003, par. 9).

II en est aussi résulté de sérieuses répercussions pour la production agricole, comme cela est attesté par plusieurs sources. Le rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés par Israël depuis 1967 indique pour sa part que « La plupart des terres palestiniennes se trouvant du côté israélien du mur sont des terres agricoles fertiles et on y trouve certains des puits les plus importants de la région. (...). Les Palestiniens qui habitent entre le mur et la Ligne verte ne pourront plus accéder à leurs terres ni à leur lieu de travail, aux écoles, aux hôpitaux et autres services sociaux » (Rapport John Dugard E/CN.4/2004/6, 8 septembre 2003, par. 9).

Le rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation de la Commission des droits de l’homme des Nations-Unies, il constate que « la construction du mur coupe les Palestiniens de leurs terres agricoles, de leurs puits et de leurs moyens de subsistance » (Rapport Ziegler, E/CN.4/2004/10/Add.2, 31 octobre 2003, par. 49).

Une enquête du Programme alimentaire mondial précise que cette situation a aggravé l’insécurité alimentaire dans la région, qui compterait 25 000 nouveaux bénéficiaires d’aide alimentaire : « Il en résulte en outre, pour les populations concernées, des difficultés croissantes d’accès aux services de santé, ainsi qu’aux établissements scolaires et à l’approvisionnement primaire en eau, constat également corroboré par diverses sources d’information. Selon le Bureau central de statistique palestinien, la barrière a, à ce jour, coupé 30 localités des services de santé, 22 des établissements scolaires, 8 des sources primaires d’eau et 3 du réseau électrique » (CIJ, par 133).

Concernant plus particulièrement l’accès aux ressources en eau, le rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation de la Commission des droits de l’homme relève que « en construisant la clôture, Israël annexera aussi de fait la plus grande partie de la nappe phréatique occidentale, qui fournit 51 %, des ressources en eau de la Cisjordanie » (Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, E/CN.4/2004/10/Add.2, 31 octobre 2003, par. 51).

A Qalqiliya, selon des rapports fournis aux Nations-Unies, environ 600 négoces ou entreprises ont dû fermer leurs portes et 6 000 à 8 000 personnes ont déjà quitté la région. Le rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation de la Commission des droits de l’homme a relevé que « le mur coupant les communautés de leurs terres et de leur eau sans leur donner d’autres moyens de subsistance, nombreux sont les Palestiniens habitant dans ces régions qui seront obligés de partir » (E/CN.4/2004/6, 8 septembre 2003, par. 10 ; E/CN.4/2004/10/Add.2, 31 octobre 2003, par. 51).

2. Analyse juridique
2.1. Illégalité de principe du fit de la volonté d’annexion
C’est dans ces conditions que la Cour internationale de Justice retient une illégalité de principe, car il concrétise une annexion de territoires et son emplacement ne peut être justifié par des raisons de sécurité.

Au total, de l’avis de la Cour, la construction du mur et le régime qui lui est associé entravent la liberté de circulation des habitants du territoire palestinien occupé, à l’exception des ressortissants israéliens et assimilés, telle que garantie par le paragraphe 1 de l’article 12 du pacte international relatif aux droits civils et politiques. Ils entravent également l’exercice par les intéressés des droits au travail, à la santé, à l’éducation et à un niveau de vie suffisant tels que proclamés par le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et la convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant. Enfin, la construction du mur et le régime qui lui est associé, en contribuant aux changements démographiques auxquels il est fait référence aux paragraphes 122 et 133 ci-dessus, sont contraires au sixième alinéa de l’article 49 de la quatrième convention de Genève et aux résolutions du Conseil de sécurité rapportées au paragraphe 120 ci-dessus. » (CIJ, par 134).

Le mur n’est pas construit pour des raisons de sécurité, mais pour l’annexion des territoires occupés. La Haute Cour de justice israélienne a pris acte elle-même de la réalité du motif.

Pour la CIJ, il s’agit de modifier la composition démographique du territoire palestinien occupé : « Puisque la construction du mur et le régime qui lui est associé ont déjà obligé un nombre significatif de Palestiniens à quitter certaines zones - processus qui se poursuivra avec l’édification de nouveaux tronçons du mur , cette construction, combinée a l’établissement des colonies de peuplement mentionné au paragraphe 120 ci-dessus, tend à modifier la composition démographique du territoire palestinien occupé » (CIJ, par. 133).

La Cour a conclu que la construction du mur est un acte non conforme à diverses obligations juridiques internationales incombant à Israël. La tracé du mur établit la volonté d’annexion.

Au total, la Cour, au vu du dossier, n’est pas convaincue que la poursuite des objectifs de sécurité avancés par Israël nécessitait l’adoption du tracé choisi pour le mur. Le mur tel que tracé et le régime qui lui est associé portent atteinte de manière grave à de nombreux droits des Palestiniens habitant dans le territoire occupé par Israël sans que les atteintes résultant de ce tracé puissent être justifiées par des impératifs militaires ou des nécessités de sécurité nationale ou d’ordre public. La construction d’un tel mur constitue dès lors une violation par Israël de diverses obligations qui lui incombent en vertu des instruments applicables de droit international humanitaire et des droits de l’homme (CIJ, par 137).

Nul ne peut plus démentir sérieusement qu’Israël, en construisant le mur, cherche à s’approprier les terrains bordant les colonies de Cisjordanie et à inclure ces colonies à l’intérieur de ses frontières : le fait que 76 % des colons de Cisjordanie sont protégés par le mur suffit à le prouver.

2.2. Rejet de l’exception de légitime défense présentée par l’Etat d’Israël
Selon l’article 51 de la Charte des Nations-Unies : aucune disposition de la présente Charte ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un membre des Nations-Unies est l’objet d’une agression armée, jusqu’à ce que le Conseil de sécurité ait pris les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationales.

Le représentant permanent d’Israël auprès des Nations-Unies a fait valoir devant l’Assemblée générale, le 20 octobre 2003, que « la barrière est une mesure tout à fait conforme au droit de légitime défense des Etats ... consacré par l’article 51 de la Charte » ; il a ajouté que ces résolutions « ont reconnu clairement le droit des Etats au recours à la force en cas de légitime défense contre les attentats terroristes » et qu’elles reconnaissent par conséquent le droit de recourir à cette fin à des mesures n’impliquant pas l’emploi de la force » (AIES-IO/ PV.21, p. 6).

La CIJ a écarté l’argument

L’article 51 de la Charte reconnaît ainsi l’existence d’un droit naturel de légitime défense en cas d’agression armée par un Etat contre un autre Etat. Toutefois, Israël ne prétend pas que les violences dont il est victime soient imputables à un Etat étranger.

La Cour note par ailleurs qu’Israël exerce son contrôle sur le territoire palestinien occupé et que, comme Israël l’indique lui-même, la menace qu’il invoque pour justifier la construction du mur trouve son origine à l’intérieur de ce territoire, et non en dehors de celui-ci. Cette situation est donc différente de celle envisagée par les résolutions 1368 (2001) et 1373 (2001) du Conseil de sécurité, et de ce fait Israël ne saurait en tout état de cause invoquer ces résolutions au soutien de sa prétention à exercer un droit de légitime défense (CIJ, par 139).

Analyse simple : Israël a le droit de protéger son territoire, par un mur qui serait installé à l’intérieur de son territoire. Pas sur la terre des Palestiniens. En conséquence, la Cour conclut que l’article 51 de la Charte est sans pertinence au cas particulier.

Conclusion

Les décisions de la Haute Cour de justice sont nulles et non avenues, car elles reposent sur des arguments soutenus devant la Cour internationale de Justice, et qui ont tous été écartés par la Cour. Il s’agit d’une réécriture du droit qui a pour seul objectif de donner une justification à la politique colonialiste du gouvernement israélien. Nous avons ici une décision alibi, rendue en ignorant ce qu’a dit la CIJ, et qui veut nous faire croire qu’Israël est un Etat de droit. Non, c’est seulement un simulacre. Le droit de la Haute Cour de Justice est une perversion du droit, au service d’une violence qui consiste à s’emparer du bien d’autrui par la force.

jeudi 4 février 2010

Effets des armes israéliennes : les malformations à la naissance en augmentation à Gaza


Bien qu’israël ait interrompu son « Opération « Cast Lead » fin Janvier 2009, ses effets sont encore apparents et se feront encore sentir pendant les décennies à venir.

Photo : Palestine Telegraph
Des médecins de la ville de Gaza font état d’une augmentation alarmante des malformations congénitales chez les femmes ayant été exposées au phosphore blanc et à d’autres produits chimiques utilisées dans les armes israéliennes.

Dalal Al-Agh, une femme habitant le quartier Al-Tofah dans la ville de Gaza, a récemment donné naissance à un bébé malformé à l’hôpital Al-Shifa. Le nourrisson a des difficultés à respirer, ses bras sont trop courts, et ses pieds et son nez sont plats. Il pèse à peine quatre livres et il a été pris en charge par l’unité néonatale de soins intensifs.

Les médecins ont observé que la mère du nourrisson malformé vivait dans le quartier d’Al-Tofah dans Gaza, lequel a été attaqué par les Israéliens avec des bombes au phosphore blanc pendant la dernière guerre. Ils en déduisent que les défauts à la naissance sont la conséquence directe de l’exposition à ce produit chimique, qui selon les groupes de défense des droits humains, ne devraient pas être utilisés dans des zones densément peuplées de civils.

Le docteur Thabet Al-Masri, chef du Département des soins intensifs néonatals à Al-Shifa, a fourni les statistiques de son unité, montrant une augmentation des malformations congénitales depuis l’invasion israélienne de l’an dernier. Malheureusement, il n’existe pas de statistiques disponibles pour l’ensemble des hôpitaux de la bande de Gaza ou même de la ville de Gaza, a-t-il ajouté.

Environ 40 000 bébés naissent chaque année dans la bande de Gaza, dont 12 à 13 000 voient le jour à l’hôpital Al-Shifa.

Le tableau ci-dessous montre le pourcentage d’enfants nés à Al-Shifa avec des malformations congénitales au cours de la période Juillet-Septembre 2009, comparé à 2008. De toute évidence, il y a eu une augmentation des malformations :

Juillet-août 2008 : 0,7 %
Septembre 2008 : 0,8 %

Juillet 2009 : 1 %
Août 2009 : 1,2 %
Septembre 2009 : 1,2 %

Le nombre d’enfants malformés morts dans les services de soins intensifs a également sensiblement augmenté de 2008 à 2009.

En ce qui concerne les raisons de cette augmentation des anomalies congénitales chez les nourrissons de Gaza, le Dr Thabet accusent des agents à la fois à la fois génétiques et environnementaux. Outre l’exposition de la mère au phosphore blanc pendant les premiers mois de la grossesse, d’autres facteurs environnementaux comprennent les radiations et les gaz utilisés dans les armes employées par Israël dans sa guerre contre Gaza.

Un des enfants difformes, dont le nom n’a pas été divulgué, a quitté les soins intensifs après une opération chirurgicale, mais il y est ensuite retourné en raison d’un dysfonctionnement respiratoire.

En Décembre, l’association Al Dameer de défense des droits de l’homme a publié un document intitulé : « La santé et les problèmes environnementaux dans la bande de Gaza conduisent à une augmentation du nombre de bébés nés avec des malformations congénitales, à des avortements et à des maladies cancéreuses dues à l’utilisation par l’armée israélienne de produits radioactifs et de matières toxiques au cours de sa dernière offensive contre le territoire. »

Montrant la forte augmentation des malformations à la naissance, le document conclut qu’Israël est responsable d’une catastrophe écologique et sanitaire dans la Bande de Gaza.

Selon un responsable au ministère de la Santé à Gaza, une étude sera lancée prochainement pour analyser l’augmentation des défauts à la naissance à partir de 2005 (année où les premières données sont disponibles) jusqu’à 2009, juste après la dernière guerre israélienne contre Gaza. Il a ajouté que les résultats de la recherche pourraient être publiés d’ici la fin février.

jeudi 28 janvier 2010

Une nouvelle entrave à l’action humanitaire dans les Territoires palestiniens

Le gouvernement israélien vient de prendre la décision de ne plus accorder de permis de travail pour les ONG internationales opérant dans les Territoires palestiniens.
Seul un visa de touriste sera dorénavant délivré à leurs équipes sur place. Ce type de visa interdit le travail en Israël et ne l’autorise pas formellement dans les Territoires palestiniens. Il est de plus délivré avec des durées allant d’une semaine à un an, ce de façon totalement aléatoire. Une centaine d’ONG est directement concernée. Cette nouvelle mesure israélienne remet en cause leur mission humanitaire dans les Territoires palestiniens et aura une influence désastreuse sur le sort des populations.

Jérusalem, que l’Etat d’Israël considère comme territoire national, est directement visé. L’interdiction de travailler en Israël signifie pour les ONG internationales l’impossibilité de mener toute forme d’action humanitaire depuis et à Jérusalem-Est, territoire palestinien selon le droit international. L’objectif israélien est clair : pousser ces organisations vers Ramallah et sceller ainsi l’isolement de Jérusalem-Est du reste de la Cisjordanie.

Le gouvernement israélien entretient le flou face aux demandes de clarification. Il a été indiqué, de façon informelle, qu’un visa de touriste donnerait la possibilité de travailler dans les zones contrôlées par l’Autorité palestinienne. Or ces zones ne concernent que 18% de la Cisjordanie. Toutes les ONG présentes sur place faisaient déjà part de graves difficultés pour mettre en place les programmes d’action humanitaire dans les conditions imposées par la politique d’enfermement israélienne. Leur zone d’action se réduit donc encore davantage. Mais en l’absence de toute indication écrite, la situation des équipes sur place reste extrêmement précaire et tributaire des soldats israéliens présents aux checkpoints.

Selon l’article 55 de la 4ème Convention de Genève, Israël, en tant que puissance occupante, a l’obligation « d’assurer l’approvisionnement de la population en vivres et en produits médicaux ; elle devra notamment importer les vivres, les fournitures médicales et tout autre article nécessaire lorsque les ressources du territoire occupé seront insuffisantes ». Depuis 42 ans, cette obligation qui n’a jamais été respectée a été prise en charge par les ONG palestiniennes et internationales.

Après l’opération militaire israélienne de l’hiver 2008/2009 et alors que se poursuit le blocus de la bande de Gaza, les conséquences humanitaires de cette nouvelle mesure israélienne seront considérables.

Nous, ONG travaillant en faveur des populations palestiniennes, craignons que cette mesure ne vienne sceller encore plus radicalement le sort de ces populations, allant ainsi à l’encontre du droit de ces hommes, ces femmes et ces enfants à recevoir une aide légitime et nécessaire dans la situation qui est la leur. Nous demandons au gouvernement israélien de renoncer à cette mesure qui constitue clairement une entrave à l’action humanitaire.

Plateforme des ONG françaises pour la Palestine
Handicap International
Enfants du Monde-Droits de l’Homme
CCFD-Terre Solidaire
Secours Catholique-Caritas France
Secours Islamique France
Première Urgence

dimanche 24 janvier 2010

Rapport n° 54 sur les violations israéliennes des droits humains


Les forces d’occupation israéliennes (FOI) ont poursuivi leurs agressions systématiques contre les civils palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO).
Durant la période du 14 au 20 janvier 2010 :

9 Palestiniens, dont 2 mineurs, ont été blessés par des tirs israéliens en Cisjordanie :
7 de ces civils, incluant 3 journalistes, ont été blessés quand les FOI ont réprimé par la violence les manifestations pacifiques contre la construction du mur d’annexion ;
22 incursions ont été menées par les FOI dans les communautés palestiniennes de Cisjordanie :
34 Palestiniens ont été arrêtés, dont 4 mineurs en Cisjordanie ;
les FOI ont investi les domiciles de certains militants contre la construction du mur d’annexion ;
Israël a maintenu son siège total sur les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur ;
les troupes d’occupation sur les check-points de Cisjordanie ont arrêté 5 Palestiniens, dont un journaliste ;
les FOI ont poursuivi leurs activités visant à créer une majorité démographique juive à Jérusalem :
elles ont obligé un Palestinien à démolir une maison et deux étables ;
le sol s’est effondré à Silwan suite aux creusements des Israéliens ;
les FOI ont poursuivi leurs activités de colonisation en Cisjordanie et les colons leurs agressions contre les Palestiniens et leurs biens :
elles ont démoli une maison au nord-est de Jérusalem ;
elles ont arraché 70 oliviers à Hébron ;
elles ont brûlé deux voitures et un tracteur à Eamatin, un village proche de Qalqilya.

Un Palestinien est arrêté par les soldats israéliens durant des bagarres entre Palestiniens et colons israéliens près de la colonie de Halamish, en Cisjordanie.


Violations israéliennes recensées durant la période du 14 au 20 janvier 2010

1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

Jeudi 14 janvier

Incursion dans la région d’Hébron : vers minuit, dans le village de Beit ‘Awa, au sud-ouest d’Hébron où l’armée d’occupation fouille la maison de Mohammed Ahmed Masalma, 33 ans, et l’arrête. Vers 1h, toujours à Beit ‘Awa, fouille d’une autre maison, celle de la famille d’Oussai Fakhri Hassan, 15 ans, qui est arrêté. Et vers 1h30, dans Dura, au sud-ouest d’Hébron, dans la maison de Bajes Salama Salhoub, 35 ans, également arrêté.

Région de Tubas : incursion dans le camp de réfugiés d’al-Far’a, au sud de Tubas, fouilles de certaines maisons avec 2 arrestations (Mahmoud Jaber Abu Siam, 35 ans, et Hussam Jom’a Qar’awi, 27 ans).

Région de Tulkarem : vers 2h, incursion dans le village de Saida, au nord de la ville (2 arrestations : Ahmed Mohammed Raddad, 19 ans, et Mohammed Waleed Raddad, 22 ans). Vers 3h30, dans Hazma, au nord de Tulkarem, avec fouille de la maison de Farouq Najeeb saladin, dont deux fils sont arrêtés : ‘Odai, 20 ans, et Mohammed, 18 ans.

Région de Jénine : incursion dans Maithaloun, vers 18h, au sud-est de Jénine.

Vendredi 15 janvier

Bethléhem : incursion vers 1h du matin dans le village d’al-Ma’sara, au sud de Bethléhem, où l’armée pénètre dans certaines maisons, notamment celle de Mahmoud Zawahra, le maire du village et responsable du Comité populaire contre le mur et les colonies, et celle de Mohammed Braijiya, membre du conseil local et porte-parole du Comité.

Samedi 16 janvier

A midi, Saleh Ahmed al-Hathalin, 12 ans, est blessé par l’explosion d’un engin suspect, à Yatta, au sud d’Hébron. Selon l’enquête menée par le PCHR, il était midi environ, al-Hathalin était en train de jouer près de sa maison, dans le secteur de Khashm al-Dara. Très vite, une explosion s’est produite près de lui. Il était blessé par un éclat dans le ventre et à la main gauche. D’après la police palestinienne, l’enfant a été blessé alors qu’il jouait avec un dispositif explosif laissé sur les lieux par les FOI.

Dimanche 17 janvier

Naplouse : vers 1h30 du matin, incursion dans Naplouse et le camp de réfugiés voisin d’‘Ein Beit al-Maa’ (7 arrestations, dont 3 mineurs : Muhannad Maher al-Shalabi, 17 ans, Jihad Maher al-Shalabi, 23 ans, Shadi Maher al-Shalabi, 19 ans, Mo’tassem Saleh Khabbas, 17 ans, Mo’tassem Ahmed Hamdi, 16 ans, Ra’ed Mohammed al-Khatib, 19 ans, et Samer Ahmed al-Salhi, 18 ans). Au même moment, incursion dans le camp de réfugiés de Balata, à l’est de Naplouse (2 arrestations : Saleem Faisal Abu shaheen et Ibrahim ‘Ata Abu Saltah, tous deux âgés de 18 ans).

Hébron : vers 2h, l’armée entre dans Beit Ummar, un village au nord d’Hébron (arrestation de Muntasser ‘Abdul Hamid ‘Awadh, 18 ans).

Lundi 18 janvier

Ramallah : incursion dans le village de Ni’lin, à l’ouest de Ramallah (5 arrestations : Muntasser Fadel al-Khawaja, 20 ans, Mohammed ‘Essam al-Khawaja, 22 ans, Shihab Mohammed Khawaja, 19 ans, Eihab Mohammed ‘Amira, 22 ans, et Murad ‘Abdullah ‘Amira, 22 ans).

Jérusalem : vers 2h30, incursion dans Beit Diqqu, au nord-ouest de Jérusalem (4 arrestations : ‘Ali Mohammed Daoud, 32 ans, Mohammed ‘Abdul Khalliq Daoud, 35 ans, Yousef ‘Abdul ‘Aziz Daoud, 32 ans, et Khaled Bassam Daoud, 25 ans).

Mardi 19 janvier

Jénine : l’armée pénètre vers minuit dans le camp de réfugiés de Jénine, elle prend position près de la maison de la famille al-Sa’di. Des jeunes se regroupent et se mettent à lancer des pierres sur les véhicules de l’occupant. Aussitôt, les soldats tirent sur les ados et Islam Hussam al-Tubassi, 17 ans, est touché par un corps de grenade qui lui cause des brûlures à la poitrine. Vers 3h30, incursion dans le village de Bir al-Basha, au sud de Jénine.

Hébron : vers minuit et demi, incursion dans Beit ‘Awa, au sud-ouest d’Hébron (2 arrestations : Mohammed ‘Abdul Hamid Masalma, 24 ans, et Tha’er Na’im Masalma, 20 ans). Vers 1h du matin, dans Ethna, même secteur (arrestation de ‘Ali Mohammed al-Jayawi, 22 ans) et vers 1h30, dans Sa’ir, un village à l’est d’Hébron (2 arrestations : ‘Abdul Fattah Hussein Shalalda, 63 ans, et Ziad ‘Abdul Fattah Hussein Shalalda, 35 ans).

Naplouse : incursion dans la cité vers 3h du matin (arrestation de Ma’ath Rassem Saleem, 22 ans).

Mercredi 20 janvier

Hébron : l’armée investit le secteur de Jabal Abu Rumman dans Hébron, patrouille dans les rues, entre dans des maisons et convoque 5 Palestiniens pour interrogatoire.

Jénine : incursion dans Maithaloun, au sud-est de Jénine.


2 - Continuité du siège des TPO

Le siège a été maintenu très serré sur les TPO et les restrictions sur les déplacements des Palestiniens se sont poursuivies, dans la bande de Gaza comme en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est occupée.


Bande de Gaza

Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

Rafah International

Date : Détails
12 janvier : 4 Palestiniens sortent ;
1 autre rentre.
13 janvier : 8 Palestiniens sortent ;
89 autres rentrent.
14 janvier : 3 Palestiniens sortent ;
124 autres rentrent
15 janvier : 55 parlementaires européens rentrent.
16 janvier : 72 personnes dont 55 parlementaires européens sortent ;
5 Palestiniens rentrent.
17 janvier : 1 Palestinien sort ;
5 autres rentrent.
18 janvier : fermé
19 janvier : fermé
Karm Abu Salem (Kerem Shalom)

Date : Détails
12 janvier : 104 containers d’aide alimentaire d’organisations humanitaires
internationales et de denrées pour les commerçants,
105 tonnes de gaz domestique et 490 000 litres de fioul industriel rentrent.
2 containers de fraises et 2 containers de fleurs coupées sortent.
13 janvier : 96 containers, 127 tonnes de gaz et 470 679 litres de fioul rentrent ;
1 container de fraises sort.
14 janvier : 134 containers, 105 tonnes de gaz et 440 220 litres de fioul rentrent.
1 container de fraises sort.
15 janvier : fermé
16 janvier : fermé
17 janvier : 77 containers, 105,59 tonnes de gaz et 261 621 litres de fioul rentrent ;
1 container de fraises et 1 container de fleurs coupées sortent.
18 janvier : 78 containers, 105,2 tonnes de gaz et 314 500 litres de fioul rentrent ;
1 container de fraises et 1 container de fleurs coupées sortent.
19 janvier : 74 containers, 105 tonnes de gaz et 314 500 litres de fioul rentrent ;
1 container de fleurs coupées sort.
Al-Mentar (Karni)

Ouvert le 13 janvier pour l’entrée de 1 160 tonnes de blé, 1 840 tonnes d’aliments pour le bétail, 25 tonnes de céréales et 66 tonnes d’oléagineux. Ouvert à nouveau le 18 pour 1 840 tonnes de blé et 1 840 tonnes d’aliments pour le bétail.


Cisjordanie

Jérusalem : les mêmes restrictions ont été imposées sur la cité, empêchant des milliers de Palestiniens de la bande de Gaza et de Cisjordanie d’entrer dans Jérusalem, les restrictions étant plus serrées le vendredi, jour de prière, pour que les Palestiniens ne puissent aller prier à la mosquée al-Aqsa, dans la vieille ville palestinienne.

Naplouse : vendredi et samedi, 15 et 16 janvier, les FOI ont monté un check-point à l’entrée sud d’‘Assira, au nord de Naplouse, bloquant et fouillant tous les véhicules palestiniens. Le mardi 19, sur le check-point d’Huwara, au sud de Naplouse, direction Jérusalem : restrictions supplémentaires pour le passage des Palestiniens.

Ramallah : l’armée d’occupation sur les check-points de Jaba’ et Qalandya, au sud-est de Ramallah, ont imposé des restrictions supplémentaires et des check-points volants ont été posés dans certains secteurs.

Jénine : vers 6h, le vendredi 15 janvier, nouveau check-point au carrefour Sanour/Misilya, au sud-est de Jénine. Le samedi 16, idem sur la route de Naplouse à Jénine, en face la colonie Homseh.

Tulkarem : vendredi midi, 15 janvier, sur le check-point d’Ennab, à l’est de Tulkarem, l’armée a imposé de nouvelles restrictions à la circulation des Palestiniens.

Hébron : le lundi 18 vers 15h, deux check-points sont installés au nord-ouest de la ville et le lendemain, mardi 19, nouveau check-point également près de la colonie Karmi Tsur, au nord d’Hébron.

Arrestations sur les check-points militaires

Dimanche 17 janvier, vers 10h30, les soldats de l’occupation sur le check-point Container, au nord-est de Bethléhem, arrêtent Ayman Na’im al-Qawasmi, 39 ans, directeur de la radio Minbar al-Horriya (Tribune libre), à Hébron.

Lundi 18, sur le check-point à proximité du village d’al-Rashaida, arrestation de 3 bergers palestiniens : Mahmoud Mohammed al-Rashaida, 61 ans, Ahmed Mohammed al-Rashaida, 55 ans, et Rezeq Hamad al-Rashaida, 18 ans.

Mardi 19, au check-point d’al-Hamra, au sud de Tubas, arrestation d’‘Abdullah ‘Ali Ghourani, 20 ans, du camp de réfugiés d’al-Far’a, au sud de Tubas.

Harcèlement sur les check-points militaires

Samedi 17 janvier à midi, les troupes israéliennes qui patrouillent à proximité de la colonie de Beita Elite, à l’ouest de Bethélhem, s’en prennent à Mohammed ‘Abdul Halim Halahla, 35 ans, et à Mahmoud Ahmed Ramadan, 15 ans, et les frappent violemment. Tous deux sont du village de Kharas, près d’Hébron. Ils souffrent d’ecchymoses sur tout le corps.




Des inondations, naturelles et provoquées par Israël, ont frappé durement
la bande de Gaza ces derniers jours.
(AP) - Voir : Inondations à Gaza

3 - Construction du mur d’annexion

La construction du mur se poursuit à l’intérieur de la Cisjordanie. Les manifestations non violentes organisées chaque semaine par les Palestiniens, accompagnés d’internationaux et de militants israéliens pour les droits de l’homme, sont réprimées dans la violence par l’occupant.

Bil’in, village à l’ouest de Ramallah : le vendredi 15, après la prière, comme chaque vendredi, la manifestation se dirige vers le mur qui traverse le village et après des jets de pierres sur l’occupant, celui-ci réplique par des tirs et des lancements de grenades. Des dizaines de manifestants souffrent de l’inhalation des gaz et un Palestinien, Basem Ahmed Yassin, 34 ans, a eu la jambe droit fracturée sous les coups des soldats. 7 autres civils sont aussi blessés par des balles caoutchouc : Ibrahim ‘Abdul Fattah Bernat, 22 ans, Farhan Ibrahim bernat, 21 ans, Nayef Ghazi al-Khatib, 20 ans, Fadi Mousa al-Jayousi, 29 ans, qui est photographe au quotidien régional, Al-Ayyam, Haroun Yousef ‘Amaira, 25 ans, Moheeb Mohammed al-Barghouthi, 45 ans, photographe au quotidien régional al-Hayat al-Jadeeda, et Mohammed Ahmed Hamad, 19 ans.

Ni’lin, également à l’ouest de Ramallah : le même jour, la manifestation non violente contre le mur est prise à partie par les troupes d’occupations. De nombreux manifestants sont gênés pour avoir respiré les gaz des lacrymogènes.

Al-Ma’sara, au sud de Bethléhem : également le vendredi, même manifestation. Comme chaque semaine, l’armée boucle l’entrée du village et agresse les manifestants.


4 - Mesures visant à créer une majorité démographique juive à Jérusalem

Ces mesures s’étant intensifiées dans la dernière période, le PCHR consacre cette section de son rapport hebdomadaire pour faire connaître les violations perpétrées par l’occupant israélien à Jérusalem-Est, visant à obliger les Palestiniens à quitter leur ville.

Jeudi 14 janvier, les FOI ont obligé Haoroun Zakaria Burqan, 39 ans, à démolir sa maison de 45 m2 ainsi que deux étables. La maison, où vivaient 8 personnes, avait été construite il y a 5 ans. Les FOI ont ordonné sa démolition il y a 3 ans et ont imposé à son propriétaire une amende de 5 000 NIS (nouveau shekel israélien, soit 950 € environ). Au début de cette année, les FOI lui ont ordonné de la démolir avant le 15 janvier.

Durant la dernière semaine, les FOI ont poursuivi leurs creusements dans la vieille ville de Jérusalem. Selon les habitants de Silwan et de la vieille ville, un effondrement a eu lieu dans le secteur de Wadi Hilwa, sur la route entre Silwan et la vieille ville, le lundi 18 janvier. L’effondrement a formé une sorte d’entonnoir de plus de 10 mètres de profondeur. La déchirure dans le sol s’est faite dans un tunnel qui a été creusé par les Israéliens pour relier Silwan à la colonie Givati. Ce tunnel est le plus long du secteur. En dépit de la gravité de la situation, les FOI n’ont rien entrepris pour y remédier. Cet effondrement est le deuxième du genre depuis le début de cette année. De tels faits sont provoqués par les creusements opérés par les FOI et l’autorité israélienne d’archéologie pour créer un réseau de tunnels entre les colonies.

Samedi 16 janvier, 16h30 environ, des colons israéliens ont attaqué des enfants palestiniens dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est. Une femme israélienne colon a frappé et insulté une jeune Palestinienne de 16 ans, Aamena Munther al-Nashashibi. La police israélienne, présente, n’est pas intervenue.


5 - Colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens

Jeudi 14 janvier, vers 3h, des colons de la colonie Gilad, au nord-est de Qalqilya, ont attaqué deux voitures et un tracteur, appartenant à des Palestiniens d’Ematin, un village à l’est de Qalqilya. D’après des témoins, une voiture blanche immatriculée Israël a été vue sortant du village et entrant dans la colonie. Dans le même temps, le feu prenait dans les deux voitures d’‘Aayed ‘Abdullah Sawan et Mohammed Sorour Ghanem, et dans le tracteur d’Ibrahim Hassan Ghanem. Les deux voitures et le tracteur sont très endommagés.

Le même jour, à midi, des colons de la colonie Havat Ma’oun, un avant-poste à l’est de Yatta, au sud d’Hébron, ont arraché des dizaines d’oliviers à l’est du village d’al-Twana. Selon Saber al-Harini, responsable du conseil local du village, les colons ont déraciné 70 oliviers appartenant à Mousa Khalil Reb’ei.

Mardi 19, les FOI ont démoli la maison d’Hassan Salem al-Ka’abna, du village de Jaba’, au nord-est de Jérusalem, prétendant qu’elle avait été construite sans le permis israélien. Selon des témoins, les FOI ont investi les bâtiments bédouins dans le sud du village. Elles ont obligé la famille Ka’abna à sortir de la maison et ont démolie celle-ci. La maison avait été construite en 1978, al-Ka’abna lui avait ajouté un balcon en 1994. Elle était située près de la colonie Adam.

Ce même jour vers 22h, des colons escortés par les FOI ont pénétré dans le village d’‘Awarta, au sud de Naplouse. Ils sont allés dans le carré d’‘Eizarat, qu’ils prétendent sacré, pour y faire des prières jusqu’au lendemain matin. Quand les colons et les FOI ont quitté le village, les Palestiniens ont constaté que le cimetière musulman du village avait été profané, trois pierres tombales étaient brisées. Ils ont trouvé aussi des graffitis hostiles en arabe et en russe.PCHR du 14 au 20 janvier 2010

samedi 23 janvier 2010

balti palestine



un bon clip a regarder